Chaque année, les sapeurs-pompiers creusois formés aux risques chimiques et biologiques actualisent leurs compétences pour rester opérationnels face à des interventions rares, mais potentiellement lourdes de conséquences.
« Cela fait maintenant 20 ans que je forme les sapeurs-pompiers aux risques chimiques » explique Jean-Michel Nouaille, pharmacien-chef du service de santé du SDIS de la Creuse. Référent départemental pour les risques chimiques et biologiques, le colonel Nouaille est également conseiller technique de la zone de défense Sud-Ouest en matière de risque biologique.
Une compétence précieuse donc que le SDIS23 met justement à profit pour cette formation de maintien et perfectionnement des acquis (FMPA), à raison de trois sessions chaque année afin de pouvoir requalifier les 42 sapeurs-pompiers de la spécialité en Creuse, professionnels et volontaires.
42 sapeurs-pompiers formés aux risques chimiques
Au programme de ces deux jours : rappel des connaissances fondamentales sur les matières dangereuses, utilisation des équipements de protection individuelle, mise en œuvre des matériels de détection de pollution de l’eau et entraînements sur des scénarios variés.
« Chaque année, nous changeons de thème afin de balayer l’ensemble du spectre des interventions : fuite de gaz, écoulement de matières dangereuses, pollution des milieux naturels… », précise le pharmacien-colonel. Cette session est consacrée à la pollution des cours d’eau. Les stagiaires se familiarisent avec l’équipement et réalisent des mesures directement sur le terrain afin d’évaluer l’impact potentiel d’un rejet polluant.
La deuxième journée est dédiée à des problématiques émergentes, comme les incendies de véhicules électriques, mais aussi aux risques liés aux fuites de gaz et à l’explosimétrie. En raison des fortes chaleurs, les exercices ont toutefois été adaptés : les combinaisons de protection utilisées par les spécialistes étant particulièrement étanches, les manœuvres physiques ont été allégées.
Des interventions régulières
Si les accidents impliquant des transports de matières dangereuses et autres camions citernes restent peu fréquents en Creuse, cette spécialité n’en est pas moins régulièrement sollicitée. « Nous réalisons entre 50 et 90 interventions par an, pour l’essentiel sur des fuites de gaz inflammables. Notre rôle est alors de renforcer le dispositif initial afin de mieux dimensionner le risque et d’améliorer la sécurité de l’intervention. »
