Cette semaine, une formation de Sous-Officier de Garde (SOG) s’est tenue dans les locaux du SDIS 23. Mais au fait, c’est quoi un SOG ? Le lieutenant-colonel Guy Fosco nous explique.
Guy Fosco est lieutenant-colonel sapeur-pompier, chef de groupement territorial et intervenant pour le CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale). Il assurait cette semaine au SDIS 23 une partie de la formation de Sous-Officier de Garde (SOG) à six sapeurs-pompiers de la Creuse et deux de l’Indre. Nous avons voulu en savoir plus.
Mon colonel, qu’est-ce qu’un Sous-Officier de Garde sapeur-pompier (SOG) ?
C’est le premier manager de contact ou manager de proximité dans un centre d’incendie et secours. C’est lui qui, au quotidien, gère l’effectif de garde mis à sa disposition – sapeurs-pompiers professionnels et/ou volontaires – pour qu’il soit en tout temps et en toutes circonstances en potentiel optimal pour répondre aux appels des requérants du 18.
Quels profils concerne cette formation ?
Elle concerne des adjudants et adjudants-chefs qui ont donc déjà un vécu opérationnel, des expériences personnelles, et qui pour la première fois vont passer d’une posture d’exécution directe à une posture de manager, ce n’est plus eux qui font mais qui font faire.
Que demande-t-on aux Sous-Officiers de Garde sapeurs-pompiers au quotidien ?
Il faut qu’ils connaissent les éléments de communication pour intégrer les problématiques des gens qui sont au contact, parce que ce sont eux qui vont intervenir. Mais en même temps, il faut qu’ils sachent prendre la mesure de ce que l’on attend d’eux en termes de respect des règles, de respect des procédures, de respect du code d’engagement des sapeurs-pompiers. Ils ont ce travail de courroie de transmission entre la hiérarchie et la chaîne opérationnelle.
Et puis aussi assurer le contact terrain de manière à ce qu’au moment où ils doivent intervenir, ils le fassent dans les règles de l’art, dans les bonnes conditions, sans se mettre en danger et sans mettre en danger le personnel. Les règles de sécurité sont fondamentales.

Qu’est-ce que vous abordez en formation de SOG sapeur-pompier ?
Il y a trois axes :
- Premièrement, le rappel des grandes règles de ce qu’on attend d’un chef de garde, c’est-à-dire son cadre d’ordre si je puis dire.
- Deuxièmement, on fait des mises en situation par le biais de cas concrets, de jeux de rôles, voire de situations de casernes complexes. Par exemple, ce matin on a traité de bizutage, des choses qui sont complètement interdites mais qui se pratiquaient par le passé.
- Et puis troisièmement, on travaille le « rendre compte », comment on rédige un compte-rendu, ce qu’on met à l’intérieur, comment on s’exprime, à quoi il sert, etc.
Autrement dit, on met les sapeurs-pompiers en situation de chef de garde, on reproduit des situations qu’ils seront amenés à rencontrer, en relation directe avec les actes opérationnels. Pour ce faire, ils disposent d’une ressource humaine, de moyens matériels, de casernements, un « package » qui leur est confié par l’administrateur. En contrepartie, ils doivent rendre le lendemain le tout dans le même état que celui dans lequel ils l’ont trouvé, tout en ayant réalisé les actes opérationnels liés à l’appel du 18.
Combien de sous-officiers de garde sapeurs-pompiers pour la Creuse ?
Lieutenant Nicolas Thouvenot, groupement formation SDIS 23 et organisateur de la formation : Une quinzaine en tout, qui vont donc alterner leurs « piquets » ou postes opérationnels sur des tranches de 12 à 24h. Ces SOG sont affectés dans les 4 CIS dits « mixtes » de la Creuse, soit les centres qui engagent des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires : Guéret, La Souterraine, Aubusson et Bourganeuf.
