Quatre sapeurs-pompiers suivent en ce moment au SDIS23 leur formation d’intégration validant leur statut professionnel. Au menu différents modules dont les techniques de désincarcération. Focus.
Début octobre 2025 se tient au SDIS23 une formation d’intégration (FI) de 4 nouveaux sapeurs-pompiers professionnels, soit des ex-SPV désormais affectés au Centre de Traitement des Appels (CTA – CODIS), aux CIS de la Souterraine et Guéret. Cette formation comprend différents modules et s’étend sur 3 semaines. Dédié au secours routier et encadré par 3 formateurs sur 3 journées, l’un de ces modules leur a permis de revoir de façon plus approfondie des connaissances déjà acquises.
Didier Jouanny, formateur (à droite sur la photo) : « La première demi-journée est un rappel théorique de la marche générale des opérations, la fiche d’aide à la désincarcération, les différentes techniques, les notions de sécurités passive et active. Le reste du temps est dédié à la pratique : balisage, calage du véhicule et mise en œuvre des techniques de césarisation (ou désincarcération). Pour ce faire, le SDIS 23 met à disposition un véhicule de secours routier léger (VSRL), équipé pour traiter un chantier à la fois, comparativement à un VSR moyen (2 chantiers) et un VSR lourd (poids lourd, camion, car, voire train). »

L’exercice du jour portait sur le relevage du tableau de bord de façon à pouvoir désincarcérer une victime, au moyen d’un treuil, de vérins, cisailles et autres écarteurs. Le commandant Jouanny rappelle que si une formation est évidemment nécessaire, le secours routier nécessite aussi de l’expérience compte tenu de la diversité des situations rencontrées. De l’expérience dont les ex-SPV du jour ne manquent pas, notamment Mickaël Lavaud avec au compteur déjà 26 années en tant que SPV au CIS de Bussière-Dunoise.

Mickaël Lavaud, Sapeur-Pompier Professionnel au CIS de Guéret depuis janvier 2025 : « La formation se passe bien, on n’est que 4 donc ça nous permet de pratiquer davantage. Les formateurs tiennent compte des connaissances et de l’expérience déjà acquises par chacun d’entre nous. Pour ma part, je n’avais plus eu l’occasion d’intervenir avec un VSR puisque dans mon précédent centre il n’y en a plus depuis quelques années. Donc il faut se remettre à jour, notamment sur les nouveaux matériels qu’il faut savoir utiliser dans de bonnes conditions de sécurité. La validation de cette FI va me permettre de devenir chef d’équipe. »
En Creuse, 11 centres sont formés et équipés pour le secours routier.












