Jules vient de terminer sa première année de formation chez les Jeunes Sapeurs Pompiers de Creuse. Une passion… qui se mérite. On en parle avec lui, sa famille et son formateur.
Il y a peu se tenait au Centre d’Incendie et Secours de Méasnes la remise des grades des JSP promotion 2025. Un moment toujours plein d’émotion, de joie mais aussi de symbolique. Alors que la génération Z s’attire régulièrement les moqueries, ces Jeunes Sapeurs-Pompiers de Creuse font mentir les rabats-joies. Comme bien d’autres, finalement, ils connaissent et cultivent toujours les valeurs de l’engagement, l’effort, l’altruisme… Jules aura bientôt 13 ans, il rentrera après les vacances d’été en 4ème au collège de Saint-Sulpice-Laurière et entamera sa 2ème année chez les JSP. Témoignage.

Jules, 13 ans, entamera sa 2e année chez les JSP de Creuse à la rentrée scolaire 2025.Jules, comment cette idée de t’engager chez les Jeunes Sapeurs-Pompiers t’est-elle venue ?
Depuis que je suis petit j’ai toujours aimé l’univers des pompiers, c’est ma passion. Et puis des camarades d’école étaient déjà chez les JSP à La Souterraine, ils m’en ont parlé et j’ai décidé à mon tour de m’engager.
Qu’est-ce qui t’attire particulièrement chez les pompiers ?
J’adore l’aventure, aider les autres, et le sport aussi, parce qu’il faut toujours bouger, être en forme pour pouvoir aider les gens.
Tu termines donc ta première année de formation chez les JSP de Creuse. Comment s’est-elle passée ? Qu’en retiens-tu particulièrement ?
J’ai adoré ! J’ai adoré commencer à apprendre le métier, on rentre directement dedans et c’est justement ce que je veux. Et pour ça, les formateurs nous aident beaucoup. Plus tard je veux devenir Pompier de Paris.
Suivre une formation de JSP en plus de l’école de tous les jours, ça ne doit pas être facile, entre autres quand il faut se lever tôt aussi le samedi matin ?
Oui, ça pique un peu mais on s’y habitue vite. On a les cours le samedi matin et le soir dans la semaine je révise un peu les manuels.
Jules a reçu son premier grade attestant les connaissances acquises lors d’une cérémonie au CS de Measnes en mai dernier.Les parents de Jules : « Il a gagné en autonomie »
Pas de JSP sans l’adhésion des parents bien sûr. Les papa et maman de Jules nous parlent de leur quotidien avec un JSP à la maison :
« Jules a toujours voulu devenir pompier de Paris, on le suit dans son rêve, le lendemain de son 12e anniversaire on l’amenait à son entretien. Mais on lui a rappelé que la priorité reste l’école et que si ça ne va pas à l’école, les pompiers c’est suspendu, ça va de soi. Ça lui a mis la pression, et pour cette première année tout s’est bien passé. Et du coup il a même gagné en autonomie à tous les niveaux, pour les réveils entre autres, il se lève tout seul pour aller aux pompiers, il prépare son sac, ses affaires. C’est l’effet JSP, on l’a bien remarqué. »
Thibaud Ovan : SPV, animateur JSP et bénévole PUI !

Pas de JSP sans parents certes, mais sans animateurs non plus ! Et pour ceux-là, cumuler les deux fonctions – sapeur-pompier volontaire + animateur – en plus de leur travail quotidien relève presque du défi. Thibaud Ovan, lui, rajoute la 3e casquette du bénévole pour l’ONG Pompier de l’Urgence Internationale (PUI). Si si, c’est possible.
Thibaud Ovan : « Cela fait 10 ans que je suis Sapeur-Pompier Volontaire et 9 ans animateur. Il faut vraiment aimer ça, transmettre aux futurs SPV ce que l’on a appris nous-mêmes. C’est physique et exigeant aussi mentalement, on doit préparer la semaine les cours du samedi matin, se lever à 6h30 pour accueillir les jeunes à la caserne et les former de 8h à 12h. Mais on est récompensés. On a fait passer le brevet (fin de 4e année) il y a peu à La Souterraine, on a validé deux de nos jeunes qui étaient très motivés, c’est une fierté de les avoir dans notre département. »
