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Avis sapeur-pompier volontaire : Madleen ne se pensait pas capable

Avis sapeur-pompier volontaire : Madleen ne se pensait pas capable

Beaucoup pensent encore qu’il faut être sportif et très disponible pour devenir sapeur-pompier volontaire. Madleen Diaz Clavier n’est ni l’un ni l’autre… mais engagée au Centre d’Incendie et Secours d’Aubusson.

Il y a un an, Madleen Diaz Clavier rejoignait le CIS d’Aubusson. À 31 ans, cette célibataire découvrait alors l’engagement de sapeur-pompier volontaire (SPV), un univers qui l’attirait depuis longtemps mais qu’elle pensait ne pas être fait pour elle : « Je pensais que l’accès était beaucoup plus dur sur le plan physique. »

C’est finalement une rencontre qui va tout changer. Lors d’une soirée chez des amis communs, elle discute avec une femme déjà sapeur-pompier volontaire : « À travers ce qu’elle me disait, j’ai compris que je me trompais, aussi bien sur les aptitudes physiques qu’au niveau de la disponibilité. Je pensais qu’on était beaucoup moins libre dans la gestion du temps. Et en fait, pas du tout ! »

Madleen a pu le constater par elle-même et changer d’avis sur les sapeurs-pompiers volontaires.  Les conditions d’engagement sont souples et accessibles à la plupart des gens, alors que le principe de « l’engagement différencié » permet de choisir de ne couvrir que « le secours à personne » plutôt que « l’incendie » par exemple.

« Je ne connaissais pas le concept de sapeur-pompier volontaire, je pensais que l’accès était beaucoup plus dur sur le plan physique, je ne pensais pas ça aussi accessible à tout le monde. »

Un an après son engagement au Centre d’Incendie et Secours d’Aubusson, elle continue de découvrir les différentes facettes de l’activité. Déjà formée au « secours à personne » et à la « protection des biens et des personnes », Madleen suivait dernièrement une formation « incendie » au SDIS 23, qui lui permettra de couvrir l’ensemble des missions et d’obtenir le grade de sapeure première classe.

Sa motivation s’est même renforcée au fil des mois : « Ce qui m’a attirée, outre le fait de sauver des gens, c’est que ça pousse à se surpasser, à apprendre de nouvelles choses et à s’améliorer constamment. »

Au fil des interventions, Madleen a découvert également la dimension profondément humaine de l’activité : « Il y a des personnes qui nous touchent particulièrement. Pas forcément dans une situation grave mais simplement parce qu’elles sont en détresse émotionnelle, par exemple les proches d’une victime. Le recul nécessaire n’empêche pas d’avoir de la compassion. Et on peut en parler avec les collègues, les supérieurs, ou même avec le psychologue du SDIS après une intervention difficile. »

Après cette première année, Madleen n’a pas eu envie de dévier son cap, bien au contraire : « C’est un engagement. On ne le fait pas si on n’a pas l’intention d’être disponible et de faire les choses à fond. A mon avis, si l’envie est là, ça vaut vraiment le coup de s’investir chez les sapeurs-pompiers volontaires. »

Plus de 800 sapeurs-pompiers volontaires de Creuse partagent l’avis de Madleen ! Et vous ?

Vous aussi avez envie d’être utile et porter secours ? Le SDIS 23 recrute, engagez-vous ici : Devenir sapeur pompier volontaire

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